La lutte contre le paludisme en Algérie pendant la conquête

" Lorsque l'on songe aux premiers médecins militaires français qui exercèrent en Algérie, écrivait le médecin général Darbon, à ce qu'il leur a fallu vaincre de difficultés matérielles et de préjugés doctrinaires pour y voir clair dans la pathologie de l'Algérie, permettre la poursuite de la conquête, en guérissant les malades et en prévenant les épidémies pour, en surplus, y bâtir une science nouvelle et raisonnable, et nous l'enseigner dans des écrits demeurés classiques, on demeure confondu d'admiration. "
Parmi ces médecins, François-Clément Maillot aura été l'un des plus grands. Il eut pour titre de gloire d'avoir mis de l'ordre dans le chaos des maladies infectieuses qui décimaient nos troupes et les populations civiles de l'Algérie et d'avoir rapporté l'origine de certaines fièvres discontinues et pernicieuses que l'on nommait gastro-encéphalitiques au paludisme. Il traita celles-ci par le sulfate de quinine qui avait été découvert une quinzaine d'années plus tôt par Joseph Pelletier et Joseph Cavantou. S'il ne fut pas le premier à utiliser le sel de cet alcaloïde, du moins l'imposa-t-il, tout en montrant qu'il fallait le prescrire à dose élevée.
Grâce à Maillot, la mortalité par les fièvres s'effondra et l'on a pu dire sans crainte d'exagération que c'est à lui que l'on doit d'avoir pu poursuivre la conquête et la pacification de l'Algérie ; et si ce pays a pu connaître l'expansion démographique dont il est si fier aujourd'hui, c'est également à lui qu'il le doit.

Pour un coup d'éventail donné par le dey d'Alger à son représentant, le 27 avril 1827, Charles X décida une expédition punitive. L'incident faisait suite à une série d'attaques des pirates barbaresques qui menaçaient nos communications en Méditerranée ; récemment encore, le vaisseau français " La Provence " battant pavillon national avait été canonné. Envisagée au début comme une opération à visée restreinte, l'expédition amena peu à peu les gouvernements qui se succédèrent à entreprendre une véritable conquête.
Celle-ci se fera par étapes de 1830 à 1847.

Le 14 juin 1830, nos troupes commandées par le général de Bourmont débarquaient sur la plage de Staouëli et, après le combat de Sidi-Ferruch et la prise de Fort-l' Empereur, le drapeau français flottait sur la ville d'Alger.
Les combats n'avaient entraîné la perte que de 2 700 hommes, mais d'emblée étaient apparus les fièvres intestinales et le paludisme qui devaient prendre des proportions alarmantes. Les infirmeries régimentaires avaient été très vite débordées et le général de Tholozé, gouverneur de la ville d'Alger, avait dû faire activer les travaux d'aménagement hospitalier. Malgré les efforts, on ne pourra loger, du 25 juin au 10 août, les 9 000 hommes à faire entrer dans les hôpitaux et l'on ouvrira hâtivement des centres dans les casernes des janissaires (la Castratine en particulier), ainsi que dans les jardins du palais du dey. Le palais lui-même à la fine architecture turque allait être converti en hôpital. Il deviendra le célèbre " Hôpital du Dey ", qui prendrait un jour le nom d' " Hôpital Maillot ".
Alger prise, puis les ports (Bône à l'est, Mers-el-Kébir à l'ouest), ce sera dans un second temps que les expéditions rayonneront à l'intérieur du pays.

Du point de vue du service de santé, la campagne d'Algérie sera plus médicale que chirurgicale. Il n'y aura point d'hécatombes comme dans les batailles de l'Empire, et le principal ennemi sera l'infection sous toutes ses formes. Les maladies étaient naturellement favorisées par les conditions dans lesquelles évoluaient les troupes au cours d'opérations qui se déroulaient dans un pays accidenté, aride, dépourvu de routes, parfois marécageux, infesté de moustiques, et dans des variations climatiques saisonnières extrêmes.

On ne s'étonnera pas si, dans de telles conditions, les premiers médecins débarqués trouvèrent une population à l'état sanitaire déplorable. Les fièvres l'avaient décimée : " C'est un peuple qui vit avec la fièvre ", écrivait Finot, mais il y avait aussi le scrofule, la syphilis, la lèpre, le trachome et les ophtalmies purulentes et de fréquentes épidémies. Les médecins locaux, les " tébibs ", n'étaient que des empiristes et des sorciers qui ne connaissaient que l'emploi de quelques simples et les amulettes ; " aucun peuple, écrivait Deleau, ne possède un si grand nombre d'infirmes et de malades que les Arabes ". Les premières troupes payèrent un effroyable tribut au paludisme. A peine la pénétration est-elle commencée, on voit des cohortes de fiévreux refluer de la Maison Carrée et des avant-postes vers les hôpitaux d'Alger vite submergés. La Mitidja, vaste plaine marécageuse et grand foyer d'insalubrité, se révèle être un tel obstacle à la conquête qu'Antonini suggère de l'abandonner et de s'établir sur les hauteurs qui l'environnent. Mauricheau-Beaupré, le chirurgien-chef du corps expéditionnaire, dans son rapport du 16 septembre, signale qu'on a dû évacuer sur Marseille 14 000 malades en quelques jours. Jusqu'au 31 décembre, pour un effectif moyen de 37 000 hommes, on compte plus de 20 000 entrées tant aux ambulances que dans les hôpitaux, avec 1 350 décès. Ces pertes considérables n'empêcheront pas le général Clauzel, qui a remplacé Bourmont, de poursuivre l'expansion vers Blida, Bône et Oran.

L'année suivante, en 1831, la statistique des " pertes santé " fera état, pour un effectif de 22 000 hommes, de 14 500 entrées dans les formations sanitaires et de 1 000 décès. A Alger, sur les 1 876 malades admis à l'hôpital d'avril à octobre, 1 214 sont des fiévreux.
Pour la ville de Bône, il y aura I 500 malades que l'on évacuera à Alger par bateau, faute de moyens pour les traiter sur place.
Pour les années 1832 à 1834, si les opérations militaires sont couronnées de succès, par contre l'état de santé des troupes va s'aggraver. Alors que vient d'être créé, le 22 juillet 1834, le " Gouvernement général de l'Algérie ", dont le premier gouverneur sera le général Drouet d'Erlon, à Bougie sur un effectif de 4 500 hommes Duvivier n'en compte plus que 1 800 disponibles.
II y a eu 160 morts à Bône. Pour comble d'infortune, le choléra se déclare à Mers-el-Kébir.
Les malheureux colons qui se sont aventurés à la suite de l'armée meurent bientôt dans l'effroyable proportion de 30 %. A Fondouk, à Boufarik, nous dit Beaudicour, " en moins de trois ans s'est éteinte toute la génération des premiers colons de ces villes ". A Blida, déclare Bertherand, 1 050 hommes sur 1 700 qui construisent la route vers Médéa entrent à l'hôpital en six semaines. 603 sont des fiévreux : 1 pour 2,66 habitants (Finot).

A Bône, où va arriver Maillot, la situation est identique. Au 55e de ligne, qui occupe la région depuis avril 1832, Huet hospitalise, du 15 mai au 31 octobre, 1 626 malades sur les 2 788 hommes du régiment.
Il y aura, le 18 décembre, 1 409 fiévreux à l'hôpital. La ville encerclée par les Berbères n'a plus pour défenseurs que quelques hommes harassés.
De novembre 1835 à mars 1836, le général Clauzel, qui a remplacé Drouet d'Erlon après la désastreuse affaire d'Arzew, organise trois expéditions, sur Mascara, sur Tlemcen et dans la vallée du Chélif ; puis il décide de s'emparer de Constantine. L'expédition, menée par 30 000 Français et 5 000 indigènes, mais avec une impréparation complète et dans la neige et le froid, sera un échec. Clauzel sera relevé de son commandement et remplacé par le général comte de Damrémont.
Le 30 mai 1837, le traité de la Tafna signé avec Abd-El-Kader reconnaît à la France la possession des villes d'Oran, Mostaganem, Mazagran, Arzew, Alger, Blida, Kolea et de la plaine de la Mitidja. L'Émir reprenant la lutte, une deuxième expédition, cette fois-ci minutieusement préparée, sera entreprise le 30 août pour la possession de Constantine. Le service de santé, sous la direction du chirurgien en chef Guyon, disposera de trois ambulances confiées à Hutin, Baudens et Sédillot. Le 5 octobre, le siège commence.

Le 13, les forts et le centre de la ville tombent, mais Damrémont est tué. Le général Valée est nommé maréchal et gouverneur général.
En octobre 1839, les " Possessions françaises d'Afrique du Nord " prendront officiellement la dénomination d'Algérie. Au printemps 1840, les Français occuperont Médéa, Cherchell, Miliana. Dans cette dernière garnison, on lit dans un rapport que " la moitié de la garnison est au cimetière, un quart dans les hôpitaux, le restant sans force et sans courage ". En décembre, il reste 70 hommes à peine sur les 1 236 que comptait le poste trois mois auparavant.
Rien pourtant n'arrêtera la marche victorieuse de nos troupes. Bugeaud, qui a remplacé Valée et dont les effectifs seront portés à 110 000 hommes, attaquera sans arrêt Abd-el-Kader qui a déclaré la Guerre Sainte. Le duc d'Aumale s'emparera de la Smala le 26 mai 1843 et, le 31 juillet 1844, ce sera la bataille d'Isly. Bugeaud sera maréchal de France, Lamoricière recevra la soumission de l'Émir le 23 décembre 1847. A la conquête fera maintenant place la pacification.

Au long de cette épopée, héroïque autant que meurtrière, pour s'opposer au fléau des fièvres, de quelles ressources disposaient les médecins de l'armée d'Afrique ? Car on s'imagine que leur dévouement sans borne ne suffisait pas.
En 1830, les médecins qui débarquent confondent encore dans un même cadre (celui des " maladies endémo-épidémiques "), les fièvres typhoïdes, les dysenteries, voire le choléra. Ils sont imprégnés de la doctrine, combien néfaste, de Broussais. Le " Maître " leur a enseigné au Val-de-Grâce qu'à l'origine des fièvres il y a les " phlegmasies des viscères " et que leur caractère intermittent est dû à "l'inflammation de la membrane interne du canal digestif irritant l'appareil cérébrospinal ". En conséquence, il leur faudra traiter la " phlogose " : les saignées, les révulsions, sans oublier les sangsues, jointes à une diète draconienne, feront l'affaire.
Quant à la quinine, dont, depuis quelque temps, on prône les vertus, il faut s'en méfier : elle n'est qu'un stimulant propre à augmenter la phlogose.
Qu'a-t-on à faire s'exclame Broussais, de la quinine dans les affections que l'on appelle les gastroentérites ou gastroencéphalites ? Tout juste pourra-telle être administrée à faibles doses après les accès.

Ces conceptions, il est vrai que les médecins les appliqueront au début mais, et c'est tout à leur honneur, ils sauront les rectifier bientôt. Il décriront bien les fièvres intermittentes (ou rémittentes), subintrantes et continues et ils pratiqueront les autopsies, sans s'étonner toutefois que certains cadavres présentent des inflammations des follicules intestinaux et des ulcérations muqueuses, ce qui fera qu'ils méconnaîtront les typhoïdes et les amibiases. Antonini sera un précurseur qui différenciera, en 1839, deux ordres de maladies : les gastroentérites dont certaines présentent à l'autopsie des plaques de folliculite intestinale ulcérée (ce seront plus tard les typhoïdes), et les fièvres intermittentes (ce sont celles qui sont sensibles à la quinine).
Il distinguera le paludisme et la fièvre typhoïde et évoquera l'association possible des deux maladies : la typho-malaria.
Le médecin général René Izac, dans une étude originale qu'il fit paraître en 1974 dans le Lyon pharmaceutique et qu'il intitula Le traitement du paludisme par les fortes doses de sulfate de quinine avant Antonini et Maillot, à démontré, en s'appuyant sur une analyse approfondie des archives du Val-de-Grâce, que les médecins de régiment avaient largement utilisé la quinine pendant les campagnes d'Espagne en 1823 et de Morée en 1828. Il cite, par exemple, pour la première, les rapports de Gaste, médecin ordinaire du 4e corps d'armée de Catalogne et au Conseil de Santé, de Rossignol, médecin-chef de l'hôpital de Figueras, qui affirmaient la primauté du sulfate de quinine et qui n'hésitaient pas à dire que sans ce précieux médicament la mortalité eût été plus grave qu'elle n'a été.
En Morée, ce sont Gaspard Roux, médecin-chef du corps expéditionnaire, Valette et Raymond Faure, chefs des services médicaux, qui affirmeront que " l'administration du sulfate de quinine, si impérieusement indiquée dans le traitement des fièvres intermittentes, a été couronnée du plus grand succès ". Ils ne diront malheureusement pas les doses qu'ils prescrivaient.

C'est dans ces circonstances que Maillot arriva. Il est peu utile de rappeler qu'il était né à Briey, en Moselle, le 18 février 1804, qu'il s'était fait inscrire en 1823 comme chirurgien au Val-de-Grâce et qu'il avait été affecté en 1825 en tant que chirurgien aide-major à l'Hôpital de la Garde royale. Après quelques mois passés à l'armée du Nord, il avait été désigné, le 19 novembre 1831, pour servir à l'hôpital d'Ajaccio. Là, il avait remarqué que certaines fièvres continues devenaient intermittentes et réciproquement et que l'autopsie des malades ayant succombé à des fièvres pernicieuses foudroyantes ne lui montrait pas, à lui élève de Broussais, les lésions inflammatoires qu'il s'attendait à trouver. Dès son arrivée en Algérie, il allait confirmer ses observations.
En juin 1834, Maillot est détaché comme médecin-chef à l'hôpital militaire de Bône. La situation y est désastreuse. Les troupes sont décimées par les fièvres. En 1833, les hôpitaux ont reçu 6 704 entrants. Il y a eu 1 526 décès. Mais laissons parler Maillot dans sa célèbre communication à l'Académie de Médecine le 30 mai 1835 : " Rien n'avait été publié sur les épidémies si meurtrières de 1832 et 1833, lorsque, au mois de juin 1834, je fus détaché d'Alger pour aller prendre la direction médicale de l'hôpital militaire de Bône. C'était donc à l'observation de m'apprendre quelle était la nature des maladies de ce pays. Y avait-il analogie entre ces affections et celles que je venais d'observer en Corse et à Alger ?... Me fondant sur la similitude du climat, sur le voisinage des marais, sur la position des points occupés par nos troupes, je pensai bientôt que les conditions étaient à peu près les mêmes... ; à Bône comme à Alger, l'intermittence devait dominer partout... "

Effectivement, Maillot constate : " du 9 février 1834 au 21 février 1835, j'ai reçu dans mes salles 3 765 malades ; 3 623 sont sortis ; 135 sont morts, ce qui donne une moyenne de 1 mort sur 27 sortants environ... Parmi ces 3 765 malades, 2 534 étaient atteints d'affections franchement intermittentes, 1 332 d'affections continues, 79 seulement d'affections rémittentes bien tranchées ". Maillot expose alors sa théorie de la transformation des fièvres intermittentes en fièvres rémittentes, puis continues, sous l'influence des chaleurs de l'été. Mais, ajoute-t-il, " on arrive à reconnaître que souvent des Gastro-entérites, actuellement continues, n'ont pas été telles dès l'origine ; on découvre qu'elles ont été d'abord des fièvres intermittentes et que ce n'est qu'au deuxième ou troisième accès que, la réaction circulatoire ne tombant plus, il n'y a pas eu intermittence ".
Ces fièvres continues, Maillot les traitait par la quinine, à doses fortes, proportionnées toutefois à la gravité des cas. Il n'hésitera pas à prescrire des doses de 180 grains en quelques heures, soit 9 grammes ! Le succès sera immédiat et éclatant. La mortalité tombera de 25 %. Tous les fiévreux de Bône, comme devait l'écrire le général d'Uzer au ministre de la guerre le 10 mars 1835, voulaient être hospitalisés, dans le " service de M. Maillot où l'on guérit ".
Certes tout n'était pas parfait dans la thérapeutique de Maillot (il utilisait encore largement la saignée) ni dans son diagnostic (il ne différenciait pas du paludisme, ni les fièvres typhoïdes ni la dysenterie amibienne), mais il eut le mérite de poursuivre une observation clinique rigoureuse et d'en tirer des conclusions rationnelles.

Maillot continuera sa carrière auréolée de prestige. Rentré en France en 1835, il sera successivement professeur à Metz en 1837, à Lille en 1844, au Val-de-Grâce en 1851. Il fera la campagne d'Italie en 1856 comme médecin inspecteur. Président du Conseil de Santé des Armées, il sera atteint par la limite d'âge en 1868.
Les idées de Maillot ne furent pas admises par tous d'emblée et il aura à défendre sa doctrine pendant de longues années avant de la faire triompher. Ce ne sera qu'en 1881, au Congrès scientifique d'Alger, que son œuvre sera pleinement reconnue. Le médecin principal J. Cuignet rappellera non sans émotion qu' " une vaste plaine, actuellement salubre et source d'immenses richesses, à quelques lieues d'Alger, fut appelée le " Tombeau des Chrétiens " et qu'un général du génie avait déclaré qu'il fallait l'entourer d'une grille de fer pour en défendre l'approche. A ce moment, les pouvoirs publics agitaient passionnément la question de l'abandon ou de la conservation de l'Algérie. " Tant de vies, tant de richesses sont prises et absorbées par elle qu'on désespère d'y subvenir plus longtemps. " Cuignet conclura : " C'est par Maillot que l'Algérie a pu devenir française. "

Maillot recevra de hautes récompenses : en 1883 il recevra le Prix Monthyon de l'Académie des Sciences, mais celle-ci ne le reçut pas en son sein, non plus d'ailleurs que l'Académie de Médecine. Les Chambres, " fidèles interprètes des sentiments de l'Algérie ", votèrent, sur le rapport de Félix Martin, à titre de récompense nationale, une pension de 6 000 F par mois.
Le nom de Maillot fut donné au village de Souk-el-Theta, situé dans le territoire de la tribu de Machdallah, département d'Alger. Plusieurs hôpitaux, l'hôpital militaire d'Alger et celui de Briey sa ville natale, portèrent également son nom et tinrent à avoir sa statue ou son buste. Celle de Briey qui fut inaugurée le 18 octobre 1 896, est l'œuvre du sculpteur Paul Fournier.
Maillot eut une longue vieillesse, ce qui lui permit d'assister à la découverte de l'hématozoaire du paludisme par Alphonse Laveran, lequel ne manqua pas de lui rendre hommage. Il mourra à Paris le 24 juillet 1894, à 90 ans révolus, et sera inhumé au cimetière du Montparnasse.
" Officiers, sous-officiers, caporaux, soldats, surs et dames infirmières dont les travaux et les actes, poussés souvent jusqu'au suprême sacrifice, ont affirmé sur cette terre d'Afrique, la générosité et la gloire de la Patrie. "
(Inscription sur la stèle qui était érigée à l'Hôpital Maillot d'Alger en hommage à l'œuvre du Service de Santé en Algérie)

Médecin général inspecteur Pierre LEFEBVRE, 6, rue des Bernardins, 75005 Paris

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/pharm_0035-2349_1989_num_77_281_3493


AFFICHETTE DE PROPAGANDE POUR L'USAGE DE LA QUININE Dessin de G. Delbays. Alger, impr. Marcel Léon Coll. L. Cotinat

Traduction du texte de l'affichette ci-dessus.
GOUVERNEMENT GÉNÉRAL DE L'ALGÉRIE Direction de la lutte contre le paludisme
(1) Abou Saâd et Jelloul revenant du marché, vers le coucher du soleil, décidèrent de se reposer au bord de l'oued.
(2) Un " esprit " avertit Abou Saâd, lui disant : " Eloigne-toi de ce lieu, les moustiques y pullulent ; s'ils te piquent, tu attraperas le paludisme ".
(3) Abou Saâd prévint alors son ami Jelloul de ce danger et lui proposa de quitter les lieux ; celui-ci lui répondit : " Comment une si petite bête peut-elle rendre malade un animal aussi gros que toi ? "
(4) Tandis que Jelloul se rendormait, à l'étonnement d'Abou-Saâd, ce dernier repartit, et les moustiques piquèrent Jelloul.
(5) Un mois plus tard, Abou Saâd rendit visite à Jelloul. Il le trouva alité, frissonnant, atteint de paludisme.
(6) Il consulta un médecin ; celui-ci lui donna des pilules de quinine qui le guérirent, grâce à Dieu.
LES MOUSTIQUES PROVOQUENT CHEZ L'HOMME LE PALUDISME. ÉLOIGNEZ-VOUS DU VOISINAGE DES LIEUX OÙ SE TROUVENT DES MOUSTIQUES.

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Mis en ligne le 25 juillet 2011
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