En plus des militaires de haut rang qui formeront l'encadrement hiérarchique, pratiquement tous les milieux sociaux étaient représentés. Bourgeois de droite, ouvriers de gauche des quartiers populaires, petits commerçants, employés, policiers, artisans, sans idéologie politique affirmée, étudiants de tous bords, extrême droite comprise. On trouvera aussi des soldats déserteurs, légionnaires notamment.

Anti gaullistes primaires ou récemment révélés, anti communistes et anti gauchistes, mais peu de militants politiques (8% des 3.680 condamnés - Guy Pervillé), Il est à noter que si les complicités furent nombreuses au sein de la population, l'engagement actif des européens d'Algérie sera sans commune mesure avec la capacité de recrutement.

Il est admis que l'OAS ne disposera au plus fort de sa puissance d'environ 4000 militants opérationnels. Le nombre de femmes impliquées ne fut pas très important. Elles eurent cependant une grande utilité dans des rôles de " boites aux lettres ", de renseignement et d'hébergement.

Prisonnières de l'Algérie Française (début des années 1960)

ATLAN Roxane, AUCOUTIRIER Claude, BANETTE Brigitte, BANETTE Georgette, BARBET Anne-Marie , BARDIN Mme, BIOLLAY ép. Constantin Janine, BATTIER Hélène, BOCQUET Raymonde, BEAUVANNIER Hélène, BEAUVANNIER, BORDES-BRANTHÔME Anne-Marie, BEAUVILAIN Michèle, BELLEFONTAINE Mme, BOUTEMY Madeleine, BENOIT Mme, BOVAGET Hélène, BRIANS Jeanine, BENOIST Marie-Renée, BRUN (ép. MONTESSUIT) Marcelle, CAMPHIN Yolande, CONFIN Mme, CONSTANTIN Mme, CHEVREUX (née CARO) Josy, COMMINGES de GUITAUT Mme, DUPONT-PETUS Mme, DUPONT-TINGAUD Claudine, DUPUIS Denise, DESSAULIER Michèle, DOLET Mme, EDOUARD Huguette, ESTOUP Marie-Lise, ESMONET Edith, FAGLIN Christiane, FIQUELMONT de Ghislaine, FARINACCI Geneviève, FINET Edmée, FOURNIER Mme, FOURNIOL Andrée (née EHRAHRDT), GOIX PERRON Anne-Marie, GARCIA Soledad, GOMEZ Michèle, GAUVIN Anne-Marie, GONZALVES Edith, GRIMBERT Lucienne, GHOUALI Jeanne, GRUSSENMEYER-FOUILLOUX Charlyne, de GUITAUT Marguerite, HAYOLIN Mme, HAYOUN Berthe, HOARAU Jacqueline, HOURAN Jacqueline, HERNOUX Jacqueline, LA BARRE de NANTEUIL de Sylvie, LES NOYELLES Andrée, LACOSTE ép. Brun Jeanne, LOMBARD Marguerite, LANCTEAU Simone, LOPEZ Berthe, LANGELA Lydia, LANGLAIS Jeanne, LUCCHETTI Noëlle, LUNG Mme, LARROUMET Madeleine, LASSON Claudine, LAVILLE Germaine, LEGRES Mme, MADELIN Noëlle, MILLET Luce, MARCHAND Françoise, MARTIN Danielle, MONTGAILLARD Mme, MERER Geneviève, MEYROUS Edith, NOYELLE Mme, PATTANO Christiane, PICQUART Françoise, POUMEYROL Françoise, PRALORAN Bernadette, PREBOIS Mme, PIALOUX Jeanne, QUILLON Geneviève, RAYMOND Claude, RENOIR Marguerite-Marie, ROUSSELET de LIFFIAC Paule, SAVELLI Marie-Louise, SOLIERS de Michèle, SALAZAR Christiane, SURANY de Marguerite, SANTONI ERHARDTAndréa, TABET-VITAL Simone, TSIMBERLIDIS Thérèse, VIAN Clara, ZAJEK Françoise.
http://campfrancilien.over-blog.fr/pages/Prisons_des_justes_Paris_7e_au_15e-1642113.html

L'adhésion de la population, au sens logistique du terme, fut quasi-totale et participa, du fait de sa position dans les organes administratifs, à la transmission d'informations confidentielles. Le petit peuple, si, nous l'avons dit, ne fut pas partie prenante dans les actions combattantes, fournit caches d'armes et " planques " diverses.

L'OAS comprenait aussi des commandos israélites. Surtout après l'assassinat par le FLN à Constantine de Raymond Leyris, maître de la musique arabo-andalouse et chanteur célèbre, aimé de tous dans la communauté constantinoise.
Le FLN avait perpétré auparavant des attentats touchant des synagogues des personnalités et des rabbins. (Agression contre le rabbin de Batna en 1955, incendie dans une synagogue à Oran en 1956, assassinat du rabbin de Nedroma en 1956, meurtre du rabbin de Médéa en 1957, grenade dans une synagogue de Boghari, profanation en 1960 de la synagogue d'Alger ainsi que du cimetière d'Oran, saccage de la synagogue de la Casbah à Alger en 1961 par, ex).
La majorité de la communauté israélite s'était tenue dans une prudente neutralité, même si quelques uns avaient rejoint le FLN. L'assassinat d'un coiffeur juif à Oran le 2 septembre 1961, donnera lieu à de sanglants combats communautaires entre juifs et musulmans.
Un commando " Colline " de l'OAS d'Oran sera constitué exclusivement d'israélites.
Elle disposait aussi de musulmans opposés pour diverses raisons au FLN.

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Mis en ligne le 18 mars 2015