Dans un premier temps, l'OAS tentera de faire le contrepoint du FLN. Ses alliés seront considérés comme des opposants.
Puis le pouvoir gaulliste s'alliera avec ceux qu'il avait combattus depuis 7 ans et utilisera les mêmes méthodes impitoyables à l'égard des défenseurs de l'Algérie française.
Tous les moyens seront bons. L'état mettra en place des polices spéciales (Mission C), une police parallèle, impliquera le SDECE, la DST, la Sécurité militaire. Il mettra sur pieds une juridiction spéciale particulièrement expéditive et en marge du droit ; Il donnera des directives spéciales au corps de gendarmerie mobile ; l'armée sera chargé du maintien de l'ordre urbain ; des mesures d'internement seront prononcés à priori sans qu'une instruction soit ouverte ; les camps qui recevaient le FLN, accueillerons l'OAS ; les tortures et disparitions seront monnaie courante ; la télévision à ses ordres emploiera mensonge propagande et désinformation. Tout ce qui était employé contre rebelles d'hier sera employé contre les nouveaux révoltés.

- Le FLN principalement visé sera bien documenté par les diverses officines du pouvoir qui agiront en collaboratrices zélées. Il mènera une lutte dans laquelle les deux parties seront sans pitié. Il aura la tache facilité puisque outre les renseignements reçus, il pourra compter sur une armée et un service d'ordre français impassible voire complice dans certains cas. Des membres de l'OAS ou supposés tels ont été capturés par les gendarmes et abandonnés dans les quartiers musulmans, livrés à la vindicte de leurs nouveaux alliés.

- Les actions barbouzardes seront légions. Contre terrorisme, faux attentats montés de toutes pièces que l'intoxication générale attribuera à l'OAS, enlèvements, tortures, disparitions seront l'œuvre de ces individus de " sac et de cordes ". Peu regardant sur les méthodes employées, la police parallèle, qui officiellement n'existait pas, s'illustrera on laissant libre cours aux plus bas instincts de ses mercenaires ramassis d'aventuriers et de repris de justice.

- Les 200 commissaires de la " Mission C " (comme choc) envoyés de métropole, mettront un exceptionnel dévouement et une singulière énergie à mettre hors d'état de nuire des opposants français qui se battaient pour que flotte le drapeau tricolore sur un sol français depuis 132 ans. Ces " super policiers ", fourniront au FLN des listes d'européens à enlever.

- La gendarmerie mobile tout d'abord affectée à la recherche de renseignements sur les terroristes FLN. A partir de mai 1961, elle portera un intérêt tout particulier au démantèlement de l'OAS. Elle se signalera par ses méthodes expéditives, ses arrestations arbitraires, ses perquisitions musclées et dévastatrices dans les foyers du petit peuple qu'elle haïssait. Elle sera spécialiste, à la caserne des Tagarins à Alger notamment, de tortures qui seront éludées ou minimisées par ceux la même qui hurlait contre " la Question " infligée aux membres du FLN.

- La Sécurité Militaire chargée de traquer les membres de l'OAS. Elle " travaillera " en étroite collaboration avec les barbouzes en leur fournissant renseignements, armements et moyens logistiques.

- L'armée déploiera ses chars et ses halfs tracks et ses blindés lourds pour maintenir en état de siège des quartiers entiers.
Barbelés et chevaux de frise seront le quotidien des habitants ainsi que contrôles, fouilles et perquisitions musclées et dévastatrices.

- Le PSU fondé 3 avril 1960, trouve sa raison d'être dans cette guerre. Il accumulera l'organisation de manifestations hostiles à la présence française, sera omniprésent dans la presse et certains militants joindront le geste à la parole en s'impliquant activement dans la lutte.

- L'extrême gauche fournira les premiers réseaux de " porteurs de valises " et sera impliquée dans l'aide directe au FLN. Elle mettra même sur pieds une usine d'armes clandestine au Maroc destinée à armer le FLN. Elle imprimera tracts et affiches de propagande anti OAS.
On retrouvera des armes dérobées par des déserteurs français, aux mains de commandos FLN. Ces transfuges n'auront aucun état d'âme à contribuer ainsi à la mort au combat de leurs anciens " camarades " du contingent.

- Le clergé " progressiste " qui avaient ouvert ses presbytères aux tueurs du FLN, n'aura de cesse de dénigrer les méthodes de l'OAS. Pratiquant une charité à sens unique, ils mettra en œuvre les préceptes évangéliques avec une rare partialité.
Certains ministres du culte refuseront de célébrer les hommages funèbres aux membres de l'OAS décédés, en contradiction des obligations de leur sacerdoce qui veut que tout homme mort ait droit, par leur entremise, au pardon divin.

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Mis en ligne le 18 mars 2015

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