1. Le contexte du congrès
Les principaux participants sont :
• La France, représentée par le duc de Richelieu.
• La Russie, avec le tsar Alexandre Ier.
• L'Autriche, représentée notamment par Metternich.
• La Prusse, représentée notamment par Hardenberg.
• Le Royaume-Uni, représenté par Castlereagh et Wellington.
Le congrès prend deux décisions majeures concernant la France :
l'évacuation anticipée des troupes d'occupation et sa réintégration dans les grandes consultations diplomatiques européennes.
Il marque ainsi le retour de la France parmi les grandes puissances, trois ans seulement après Waterloo.
Pour la France, les résultats sont considérables :
| Décision |
Conséquence |
| 9 octobre 1818 |
Accord sur l'évacuation anticipée des troupes alliées |
| 15 novembre 1818 |
Déclaration des cinq puissances affirmant leur coopération |
| Fin novembre 1818 |
Achèvement de l'évacuation militaire |
| Novembre 1818 |
Retour de la France dans les grandes consultations diplomatiques européennes |
La France cesse ainsi d'être uniquement un État vaincu placé sous surveillance.
Elle redevient un partenaire diplomatique des puissances qui l'avaient combattue.
Il faut néanmoins nuancer cette réhabilitation : les quatre puissances victorieuses conservent entre elles des engagements de sécurité distincts.
Deux ans avant le congrès, en août 1816, une flotte anglo-néerlandaise commandée par lord Exmouth a bombardé Alger. Cette intervention a permis d'obtenir la libération de nombreux captifs et des engagements contre l'asservissement de prisonniers européens.
Mais ces engagements n'ont pas mis fin à tous les différends maritimes.
Le congrès de 1818 s'inscrit donc dans une succession de tentatives européennes visant à limiter les pratiques des régences barbaresques.
2. Ce que le congrès décide réellement concernant Alger
Il faut distinguer deux choses : la volonté commune de combattre la piraterie barbaresque et l'absence d'accord sur les moyens militaires à employer.
Les puissances discutent d'une action internationale, mais leurs intérêts divergent.
Le Royaume-Uni refuse notamment une solution qui permettrait à une escadre russe d'intervenir en Méditerranée.
Le congrès n'aboutit donc pas à la création d'une force navale européenne permanente.
Un document particulièrement intéressant existe :
le protocole du 7 novembre 1818, qui mentionne expressément un projet de traité visant à mettre fin aux activités des corsaires barbaresques.
3. L'intervention franco-britannique à Alger en 1819
En septembre 1819, deux officiers sont chargés d'intervenir diplomatiquement auprès du dey Hussein :
• Le contre-amiral français Jurien de la Gravière.
• L'officier britannique Freemantle.
Ils demandent au dey de renoncer à la course et aux pratiques d'asservissement des ressortissants des puissances européennes.
Le dey refuse d'abandonner son droit de contrôler les navires et de saisir ceux appartenant à des États avec lesquels il n'a pas conclu de traité.
La mission n'obtient donc pas le résultat recherché.
Cette démarche est importante :