Ca devient une idée fixe, un leitmotiv voire un véritable oukase. Quand on veut justifier l'arrivée des Roms en France, certains invités médiatiques, ne peuvent s'empêcher de mettre en parallèle l'exode des Pieds-Noirs en 1962.

Cette fois-ci c'est Jean-Christophe SELLIN " ami personnel de Jean-Luc Mélenchon " qui s'y colle. Cet ex socialiste cofondateur du Parti de Gauche puis du front de gauche, conseiller municipal délégué de Toulouse, s'enflamme sur FR3 Midi-Pyrénées (émission " la Voix est Libre " sur France 3 du 05 novembre 2013) :

" On a accepté 1 500 000 pieds noirs, on peut bien accepter 17 000 Roms "
http://www.youtube.com/watch?v=YIFShDWTm0U&list=TLDSIFTRQu8g9DWliw0ZhQBWxkzZSuPCPA

A force de tout mélanger on finira par tout embrouiller.
Ce genre de personnage qui dénonce les amalgames, ne se prive pas, pour faire passer ses idées, d'en prononcer d'énormes au mépris des réalités historiques.

Encore une fois, il n'est pas question d'accabler une communauté dont les membres sont traités comme des parias dans leurs pays. Ne pas accepter d'être 51 ans après, assimilés à des étrangers immigrés ne relève pas de je ne sais quel racisme, xénophobie ou sentiment de supériorité, mais c'est une tentative pour rétablir une vérité.
Confondre des citoyens français chassés de départements français avec des étrangers en déshérence relève de la déficience mentale ou d'un raisonnement idéologique des plus tortueux.

Même le mot " accepté " est révélateur. La permission d'installation qui nous fut accordée par la " France grande et généreuse ", ne saurait être refusée à d'autres.

Cet aréopage de politiques et sociologues qui ne cessent de nous enseigner le bon bien et le mauvais mal, ferait bien de descendre de leur colline pour examiner de plus près les arguments qu'ils jettent au bas peuple comme vérités incontournables.

Qu'il est dur certaines fois, de vouloir se sentir français, et d'être obligé de le crier à tue-tête à l'oreille de sourdingues refusant de se faire appareiller.
Il est à craindre que leur handicap soit bien plus lourd et que ce ne soit pas l'audition seule qui soit touchée, mais l'ensemble du cortex cérébral.
Quand les neurones ne répondent plus, il est illusoire de penser qu'il suffira d'hurler pour faire entendre raison.

voir aussi : Comparaison n'est pas raison

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Mis en ligne le 14 novembre 2013

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